Two seuls

cinéma

Hier soir, en revenant de ma semaine passée au Festival International de la Publicité à Cannes, je suis allé assister à l'avant-première d'Eric&Ramzy grâce à Commeaucinema.com et à mon ami Charles Liebert - "blogueur influent dans son quartier" - qui m'avait cédé sa place. D'ailleurs Charlie, tu viens au ferret en juillet ?

N'étant pas un gros fan d'Eric&Ramzy, mais ayant leurs doublures toute la journée dans mon agence - aka Seb&Manu - je me suis laissé séduire à l'idée de découvrir ce qu'on appelle une merveille du 7ème art. Bon ! Je suis un peu cynique je l'avoue, mais le film n'avait pas cette prétention pour autant.

L'histoire raconte celle de deux loosers, l'un flic amateur et l'autre voleur de petite envergure, qui ne peuvent pas se blairer...l'un plus que l'autre...obligé de se déguiser en ananas pour essayer de le prendre en flagrant délit.
En pleine scène de course-poursuite, on tombe sur un Paris vide de toute circulation, plus de voitures, plus de piétons, plus de japonais, plus rien. L'angoisse !

Malgré un scénario mieux ficelé que le précédent (Steak ndlr!), des scènes impressionnantes - j'y reviendrai - et un mode on/off où les deux compères se retrouvent un coup seuls, coupés du monde, un coup plus seuls, on ne peut s'empêcher de trouver quelques longueurs.
Personnellement - et je n'ai rien d'un critique cinémagraphique étant nul en la matière mais bon vu le niveau du film, je pense que je peux me le permettre et comme une personne l'avait très bien dit : "Dieu nous a donné une conscience, autant sans s'en servir" -
je trouve que le film a été mal exploité, ou plutôt que le film aurait pu être mieux exploité que cela vu les scènes surprenantes qu'ils ont pu avoir...une sensation de quasi-presque-bon...comme s'il manquait du beurre dans les épinards...ou peut-être
du sel !? que sais-je ?

Notons tout de même, des scènes impressionnantes : les Champs-Elysées, la place de la Concorde vides, une F3 à 200km/h sur les berges, plutôt sympa quoi.
Une belle brochette d'acteurs était également à l'affiche. On retrouvait Omar Sy, Benoît Magimel qui s'essaye à la comédie (!??), Kristin Scott Thomas en femme fatale, Edouard Baer toujours dans les bons plans et Elodie Bouchez.


Pour résumer, je suis convaincu que le film plaira aux aficionados des rois de l'humour gratuit et débile (dans le bon sens du terme). Le film fera-il plus d'entrées que le nombre de ventes du DVD ?
En tout cas, on passe un bon moment. On sourit, on rit !


Merci encore une fois à Commeaucinema.com pour l'invitation et pour avoir eu l'idée d'organiser ce genre d'évènements.

Eric a gagné le match

cinéma, communication, 3615 my life

Ce we, j'ai regardé 99 francs, le film tiré du livre culte de Beigbeder...
Le film nous fait découvrir l'aspect superficiel de la publicité et ses clichés.
Je n'ai pas aimé le film en soi : parti pris exagéré contre la société de consommation, style du film copié sur Fight Club, cependant, certains passages sont assez drôles et réalistes.

Quelques scènes à découvrir ou à re-découvrir...




Ascenseur pour l'échafaud

3615 my life, musique, cinéma

Ascenseur pour l'échafaud
Film de Louis Malle avec Jeanne Moreau et Maurice Renet
Musique de Miles Davis

Miles Davis : trompette
René Urtreger : piano
Pierre Michelot : contrebasse
Kenny Clarke : batterie
Barney Wilen : saxophone ténor

Pour la petite histoire, Louis Malle demanda à Miles Davis (peu connu à l'époque en Europe) de composer la musique directement en visionnant le film.
Une improvisation qui fut récompensée par le prix Charles Cros (1958).

Pour ma part, c'est unique dans l'Histoire du Jazz. Le thème de Miles Davis a plus fait pour le cinéma que toutes les bandes-originales US de ces trente dernières années.
Récemment M a fait de même pour le film de Guillaume Canet "Ne le dis à personne" (2006) mais ça n'a rien de comparable...

L'album est d'une pronfondeur incommensurable; c'est splendide de tensions, d'idées et d'enchainements. Le son de la trompette immédiatement attribuable s'étale en nappes, se tord comme un nuage puis coule brutalement tel un torrent. Tumultueux ou plus apaisé, cette musique est proprement saisissante.
la puissance qui s'en dégage - au sens noble du terme - donne tout le caractère au film.
Cette musique s'écoute de nuit dans l'obscurité. On s'imagine les scènes du film dans nos têtes, on se laisse bercer par les notes virevoltantes des solos du trompettiste alternées par le rythme langoureux de la contrebasse qui s'en suit. Le tout reste discret mais présent, en parfait adéquation avec le film.
On se rappelle le Paris des années 60...c'est indescriptible comme sensation !


Premiers dialogues
femme : "Quelle heure est-il ?"
homme : "7h !"
femme : "Embrasse-moi""

Interrogatoire
inspecteur 1 : "Où étiez-vous dans la nuit de samedi à dimanche ?"
Tavernier : "...dans un ascenseur...vous trouvez ça fou vous aussi ?"
inspecteur 2 (Lino Ventura) : "Je trouve ça bête à pleurer"

Derniers dialogues
femme : "...Je vais etre vieille a présent...tu vois bien qu'on ne peut pas nous séparer."


Synopsis
Un homme assassine son patron avec l'aide de sa femme dont il est l'amant. Voulant supprimer un indice compromettant, il se retrouve bloqué dans l'ascenseur qui l'emporte sur les lieux du crime.


Maintenant sur France 3...

P.S : la scène où Maurice Renet est bloqué dans l'ascenseur avec son briquet comme unique source de lumière me fait penser à un pitch en cours de l'agence...;)

L'article sur wikipédia

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