Yogyakarta
Indonesie
Ca y est ! On l'a recupere...Monica ! (et non mon sac que j'ai attendu 1/2h a l'aeroport) Elle est sympa mais son accent Albijois saoule au bout d'un moment, lol. Depuis qu'elle nous a rejoint, Jeremie est insupportable (cf. Monica elle-meme).
En effet, on lutte avec lui pour prendre la classe de train la moins chere...
Avant de partir, on engloutit le best nasi goreng dans un warung (petit stand mobile de rue) et on monte dans le train - qui n'etait pas le bon mais bref - on arrive a trouver 2mn avant le depart le bon. Comme d'habitude, on est les seuls touristes. La Business Class se limite a des sieges en mousse et pas de fan ou de clim'. Voyage horrible dans la fournaise a 35 degres pendant 8 heures.
Plusieurs marchands ambulants passent toutes les 2 minutes pour nous proposer the, cafe, Pop Mie (nouilles), steak fumant apporte sur un plateau, coussins, fruits, etc...le voyage est vraiment eprouvant, les chiottes sont crades.
On sort de la gare, il est 4h du matin, et il fait encore nuit. Des indonesiens nous aident a trouver notre losmen dans un dedale de rues etroites et sans fin. On s'installe dans une chambre pour 3, propre et avec vue sur les toits de la ville. On dort quelques heures. Milieu de matinee, on se reveille et decide de visiter un peu la ville et Kota Gede, reputee pour ses bijoux en argent, avant d'entamer la visite des temples le lendemain. En marchant dans la rue, on s'arrete devant une boutique de massages : 5$/pers. pour 1h30. Au choix, massage des pieds ou du corps. Apres un petit bain de pieds, on entre dans une salle a l'ambiance zen et reposante. On s'allonge sur les fauteuils confortables et 3 personnes arrivent pour s'occuper de nous. Ca commence plutot bien, en douceur, on se laisse aller, on ferme les yeux. C'est un massage a base de cire de gingembre. Jusqu'au moment ou le type me frotte suffisamment fort les jambes pour me bruler avec mes poils, comme si je me frottais contre de la moquette. Et les 1h30 se deroulerent ainsi, alternant detente et souffrance.
J'en ressortis avec de grosses douleurs au niveau des mollets et les jambes engourdies. Les masseurs savaient ou appuyer sur les pieds pour qu'on ait bien mal - ils sont sado la-bas. Mais au final, on etait plutot content.
On partit directement pour Kota Gede, quartier repute du pays pour trouver ce qui se fait de mieux en terme de bijouterie en argent. Et on passa tout l'apres-midi a voir le processus de fabrication, essayer d'inserer une minuscule rondelle en argent dans une parure, et a negocier le prix d'un collier qui aurait beaucoup plu a quelqu'un (suivez mon regard) et un bracelet pour la mere de jeremie. Et Monica qui nous aidait a essayer les colliers et bracelets, et qui commencaient a s'impatienter la pauvre, et a reclamer un cadeau, lol, la veinale !
Finalement, nous rentrions bredouille, echouant a quelques milliers de rupiahs notre negociation.
Sur une bonne idee de Monica, on prit le bus pour rentrer et on mit juste 1h30 pour atteindre notre GH, apres s'etre perdus dans les rues de la ville.
Le soir, on se pose sur l'artere principale pour manger dans un warung et on lutte encore une fois avec Jeremie, lol, ca en devient comique les frasques entre lui et Monica, et la c'est le p'tit moment sorti de nulle part qui fait plaisir : on etait assis sur un tapis dans la rue questionnant tous les plats inconnus au pauvre serveur qui me comprenait pas un mot d'anglais et nous de ce qu'il disait, quant un indonesien commenca a jouer a la guitare "Aline" de Christophe. Et en plus il chantait les paroles. C'etait vraiment touchant et extraordinaire a la fois parce que 1/ aucun francais ne pourrait jouer un morceau indonesien connu et pas forcement commercial, 2/ chanter les paroles memes approximatives et 3/ c'etait ma chanson preferee auqnd j'etais SCOUT car je suis tombe amoureux de ma cheftaine et cette chanson me rappelait les feux de camps.
Donc, ce fut un moment touchant pour moi, et d'ailleurs j'etais bien le seul a chanter. Monica et Jeremie me regardaient l'air sidere.
Apres le repas, je fis un peu internet (pas eu acces depuis une semaine). Les connexions datent de l'epoque du modem et on s'enerve tres facilement au bout d'un quart d'heure. On se coucha relativement tard tandis que demain s'annoncait difficile : lever 4h30 pour les temples de Borobodur.

















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