J16. Ce matin-là, on décida de se promener le long de la plage jusqu'à Semnyak (la partie au nord de la ville). Kuta est une station balnéaire bordée par une très longue plage où les surfeurs sont rois et où se baigner relève de l'exploit. Sur tout le long, on trouve des cours de surf, des magasins de locations de planches de surf, des hôtels de luxe, des cafés, des restaurants.
A peine traversés la rue qui nous séparait de la plage, on s'arrêta pour goûter l'eau et faire honneur à la Mer. De fortes vagues, une température idéale, c'était top ! On longea lentement la côte vers le nord pour atteindre les restaurants. On en chercha un bien pendant près d'une heure - difficile de se mettre d'accord avec Jérémie et Monica - mais la plupart proposait des prix hallucinants. On en trouva un, un peu plus à l'intérieur de la ville, au sein d'un complexe hôtelier très à la mode.
Il y avait une jolie piscine faite de pierres brutes, avec fontaine et fauteuils à plusieurs niveaux, un peu comme les colonnes de Burenne. Autour de la piscine, quelques touristes faisaient bronzette ou se faisaient masser. J'avais remarqué un couple, un européen et une asiatique, en fait j'avais surtout remarqué l'asiatique dont je n'ai pu deviner l'origine et je la soupçonnais d'être une "femme de compagnie" par sa tenue et sa relation avec l'européen.
On passa notre entière après-midi à se baigner, se prélasser, et à profiter des excellents "mixed fruit juice". Ensuite, on décidé de redescendre toute la ville en s'arrêtant pour faire du shopping. Sur le chemin, on passa devant une discothèque qui proposait des sauts à l'élastique...
Prenant quelques bières en admirant le coucher de soleil sur la plage...
Et une séance photo improvisée...
[Spéciale dédicace à Jon]
Puis on s'arrêta dans toutes les boutiques, si bien qu'on arriva vers 22h à la guesthouse. Je me souviens qu'on est resté près d'une demie-heure dans une boutique pour choisir un sac, ne sachant pas quelle couleur prendre : le rouge ou le bleu avec les motifs de fleurs ? On se disputait les sacs vu que le petit rouge aux motifs surfesques récoltait toutes nos faveurs. Et on passait de boutiques en boutiques, cherchant la bonne affaire, le cadeau qui ferait plaisir. Le soir fut vite consommé, et on se coucha après manger. Vous pouvez éditer et mettre ce texte en page.
Il était temps de quitter Java. Comme d'habitude, j'ai cette désagréable impression d'être allé trop vite, de trop vouloir en faire.
On prit un bemo pour l'extrêmité Est de l'île. Arrivés au port, je me changeai - pour l'anecdote - devant la mosquée et on prit le ferry pour Bali. Puis de nouveau un bus pour Kuta : station balnéaire qui nous servirait de base pour visiter le Sud de l'île. Bali est une île hindou à 95%. Notre chauffeur, qui était le pire des chauffeurs que nous ayons eu, roulait carrément à droite jusqu'à ce qu'une voiture arrivait devant lui. Les portes du bus étaient entièrement ouvertes. A peine partis, le chauffeur s'arrêta pour faire une offrande devant une mini-statue sur le bord de la route. Il se colla du riz sur le front et badigeonna son bus de je ne sais quel liquide. Marre d'enchaîner les transports, on était pressés d'arriver et de se poser, sauf que le bus lui, s'arrêtait tous les km ou dès que des gens levaient la main sur le bord de la route. On arriva vers 19-20h à Kuta, devant le mémorial des attentats de Bali de 2002 qui avaient fait 200 morts. L'ambiance était visiblement très festive et touristique. Des myriades de magasins, des restaurants à touristes style Montmartre ou St-Michel, des boutiques de marques de surf, de marques de luxe et plein de touristes. La plupart devaient être australiens ou suédois car ils étaient tous grands, bronzés, les yeux bleus et blonds. C'était trop ! On se serait dit dans un pays nordique, tellement ils étaient plus nombreux que les balinais. Ca grouillait ici et là, comme à Koh San Road à Bangkok. Tout le monde était beau, tout le monde était blond. Ca en devenait ridicule et dérangeant. Je comprenais pourquoi tout le monde me déconseillait cet endroit sauf si on voulait faire la fête, et après quelques semaines de voyages sans voir de touristes ou alors que des beaufs, passer quelques jours ici m'aurait fait du bien et nous aurait remotivé pour quitter cet endroit.
On consacra une bonne heure pour trouver une GH, refusant de payer plus que 15$ pour trois personnes - oui on a l'air radin comme ça mais sur place ça représente 3 nuits d'hôtels. Le Lonely Planet déconne vraiment niveau coût de la vie. Toutes les GH sont 50% à 100% plus chères que les prix indiqués dans le guide. On en trouva une dans le centre, près de la plage, avec piscine. On mangea rapidement dans un restaurant de touristes : 1 hamburger, des frites, 1 bière. Ahhh ça fait du bien parfois. Bon c'était dégueulasse ! Puis baignade dans la piscine où une bouteille de bière pleine fit naufrage. Quel gâchis ! Dans notre rue, il y avait plein d'échoppes à touristes, aux brics-brocs alléchant qu'on se promit de visiter le lendemain.
Après les températures fraîches de Bromo, nous redescendîmes et retrouvâmes la chaleur des plateaux (qu'est-ce que je déteste le passé simple). En chemin, on s'arrêta prendre 4 horribles polonaises, qu'on a du se coltiner pour cette visite. Pas de chance jusque-là, niveau rencontres, pas d'australiennes en vue. On arriva à la guesthouse la veille de l'excursion en fin d'après-midi. Pendant que Jérémie et Monica testaient les sources thermales, je rédigeais mes notes assis avec une bonne bière ou deux...ou trois.
Dernière visite touristique avant de rejoindre Bali. Dernier stop obligatoire : le lac turquoise de souffre de Kawah Ijen. Après un énième départ aux aurores - décidemment je ne m'y ferai jamais - nous arrivons à l'entrée du parc national. Le panneau indiquait "Kawah Ijen : 3km". Facile ! J'ai parlé trop vite.
2h de montée et 2 km de dénivelé. En chemin, on croisait les porteurs de souffre. Des hommes qui portaient sur leurs épaules des énormes tas de pierres jaunes. Incroyable !
On arrivait à peine, Jérémie et moi, à les porter bouts de bras. Après 2h de montée, on atteignit enfin le sommet du cratère qu'il nous fallait maintenant redescendre à travers un chemin sinueux, escarpé, escaladant les rochers pour arriver à la base.
Une épaisse brume masquait le lac. Au fur et à mesure que nous descendions, on aperçevait le lac vert plus distinctement. La fumée commençait à piquer les yeux et le nez et d'en haut, on voyait les porteurs qui dessinaient le chemin qu'il nous restait à parcourir. De gros nuages de fumée de souffre s'évadaient à toute allure de la terre où les porteurs arrivaient pour piquer le sol avec un baton de fer et charger leurs sacs. Tout en bas, en fonction du vent, l'air était devenu irrespirable. On se retrouvait alors au milieu d'une tempête de souffre, ne distinguant plus rien à moins de 2m. La sensation était surprenante, excitante et horrible à la fois. On toussait fort, les yeux piquaient, le nez était pris. Impossible de respirer. Ma gorge me brûlait de l'intérieur. On pensait tous qu'on allait mourrir (une fois de plus, lol). Il n'y avait aucun moyen d'éviter ça.
Au bout de quelques minutes, le nuage changeait de direction et on pouvait respirer convenablement en faisant attention de ne plus se laisser piéger par le vent. Le chemin pour descendre à la source est assez dangereux. On s'appuie sur des rochers pour se stabiliser et éviter de tomber. Le conducteur de bus nous avait raconté qu'un adulte était mort récemment, un français. A chaque fois qu'on nous raconte des anecdotes horribles, il s'agissait toujours de français. Lol ! Les abeilles à Kadidiri (je ne vous ai pas raconté ? j'y reviendrai à la fin du billet), un adulte à Kawah Ijen, un enfant mangé par des varans sur l'île de Komodo...
On voyait les porteurs apparaitre et disparaitre au plus près de la source. C'était impressionnant de se dire qu'ils devaient rester sous cette fumée pendant plusieurs minutes, de devoir tout remonter et de redescendre sans jamais tomber. De les voir travailler dans ces conditions, ne portant qu'une simple paire de bottes, sans gants et sans protection.
En croisant plusieurs d'entre eux, je leur céda mes vieux gants en laine qu'ils me demandaient. On s'asseya quelques instants au bord du lac, récupérant les plus beaux morceaux de souffre que l'on trouvait.
Puis, il nous fallait gravir le cratère et redescendre les 2km de dénivelé. A mi-parcours, on s'arrêta devant la cabane qui pèse et contrôle le poids des pierres portées par ces hommes : 65kg, 76kg, 72kg... Un homme nous expliqua qu'ils travaillaient 7/7 jours, que les porteurs faisaient 2 allers-retours par jour. Qu'un aller-retour = 6h et que le poids des pierres variait entre 60 et 80kg. Stupéfiant ! Je redescendai, content de mon expérience de vie, unique, avec mes petites pierres jaunes...d'une valeur sentimentalement inestimable.
Bonus : l'histoire des français piqués par des abeilles à Kadidiri Islands. Alors celle-là elle est bien bonne. C'est l'histoire d'un couple de français qui, la semaine précédant notre arrivée sur l'île, avaient décidé de partir explorer l'île à travers un petit chemin que leur avait suggéré notre moniteur de plongée. Il leur avait pourtant bien spécifié de prendre le chemin de droite et pas delui de gauche à la bifurcation. Faut dire que traverser la jungle, petite soit-elle, ne fut pas forcément leur meilleure idée. Ils étaient 3 donc et voulaient longer l'île par ce chemin. Evidemment, ils prirent à gauche à la bifurcation et se retrouvèrent sous un nid d'abeilles. Les abeilles n'ayant pas l'habitude de croiser des touristes, encore moins des français, n'ont pas trop apprécié cette visite improvisée. C'est simple, elles se sont littéralement ruées dessus. Les 3 touristes se débattaient. Un seul a pu s'échapper et je ne sais pas ce qui lui a pris - je n'y étais pas mais bon - il s'est jeté à l'eau et a fait le tour de l'île pour prévenir la GH de leur venir en aide. L'histoire se finit bien rassurez-vous, ils sont tous rentrés sains et sauf mais je pense qu'ils ont du bien morflé les jours suivants.
On commença la montée à dos de baby cheval. J'avais appelé le mien Jolly Jumper mais il n'avait rien du cheval de Lucky Luke. Il ne parlait pas, ne hénissait pas et était plutôt tout penaud. Ceux de "Suzann" - le surnom de Monica qui lui allait à ravir, enfin surtout pour nous - et de Jérémie, étaient plus costauds.
On monta quelques centaines de mètres à dos de cheval, à travers des paysages que j'imaginais similaires à la pampa argentine. Puis on arriva au pied d'un escalier qui menait au sommet du volcan et où on a du abandonné notre monture. Le coeur du volcan était masqué par la fumée épaisse et nauséabonde qui s'en dégageait. [ A l'instant où j'écrivais ces mots, je pensais à Nono qui aurait éclaté de rire en me voyant assis, en position du hibou, au bord de la piscine ].
On marcha un peu pour faire le tour et on se posa, silencieusement, pour admirer le paysage et respirer ce moment magique que nous vivions tous. De là-haut, on dominait tout et la vue était insaisissable. Juste une trainée de poussière, au passage d'une jeep, troublait notre champ de vision.
Dernier repas a Kuta, 3 avions a prendre et plus de 30 heures de voyages, voila ce qui m'attend demain, derniere journee en Indonesie. Je n'ai pas pu tenir correctement mon carnet de voyage a jour pour 2 raisons :
Jeremie et Monica m'empechaient de faire internet
Il n'y avait pas d'internet
Mais pas de panique, je remets tout dans l'ordre, avec plein de photos et videos a mon retour.
Je voudrais remercier l'ESCE de m'avoir permis de gagner plein d'argent (en meme temps j'ai beaucoup bosse pour), ce qui m'a evite de tomber dans le rouge, car meme apres mon voyage, je suis encore en positif (c'est la premiere fois de ma vie...).
Bisous a tous et un dernier conseil, lisez On The Road de Jack Kerouac et financez mon prochain voyage (un demi-tour du monde j'espere).
On lui repondit que le depart etait prevu pour 4h. On se recoucha. 10mn plus tard : - Mister! Time to go!
On lui dit qu'il fallait qu'il nous laisse maintenant, qu'il ne fallait pas rester derriere la porte comme ca hein, que cas pouvait etre dangereux pour lui...
On se prepara avec difficulte et a 4h on etait dans le bus ou tout le monde nous attendait depuis une demie-heure. Le depart etait bien prevu a 3h30 et non 4h. On avait oublie de confirmer la veille aupres de la reception. On etait genes. Au fur et a mesure qu'on montait au sommet, le soleil s'eclaircissait et des couleurs rouge pourpre commencaient a entorcher le ciel. Je n'en avais jamais vu des comme ca de toute ma vie.
L'aurore etait deja entamee et je sentais les autres touristes se crisper au fil du temps. Je me mettais a leur place - avoir fait pres de 18.000km pour assister entre autres au lever de soleil au dessus du Mont Bromo, ca n'arrive qu'une seule fois dans sa vie et on etait en retard (c'etait pas de ma faute pour une fois!). Il etait 5h du mat' et le soleil avait fait son apparition. Pas completement mais bon. Une masse de touristes se disputaient le moindre cm2 de libre pour faire la photo souvenir parfaite. Ce que je fis egalement, mais en mieux.
Au loin, le Mont Gunung Merapi (ou un truc du genre) apparaissait majestueusement crachant sa fumee qui s'etendait dans le ciel bleu. Devant, le Mont Bromo, beaucoup moins imposant, stries sur ses flancs. La vue etait sublime (pour vous : grace notamment a mon Lumix FX30), presque irreelle. On se croyait dans l'univers fantastique du Seigneur des Anneaux.
Les volcans surplombaient un vaste cratere aride et sauvage de 10km de large, entoure de falaises digne d'Etretat. On descendit en jeep s'approcher de la base du volcan. La descente etait grandiose. N'arrivant pas a decrire l'emotion que j'ai eu - a moins que ce ne soit la flemme - je vous laisse decouvrir le paysage par vous-meme.
A suivre, la montee du volcan, le lac Kawah Ijen, Bali...j'ai tellement de retard. Permisi !! (sorry en indonesien)
Romain, vendredi 07 novembre 2008 à 12h08 |
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Je vous avais dit qu'il y aurait du transport ; et voici le recit d'une belle journee de perdue.
Et c'est parti pour 10h de bus (sans clim' - oui en France il fait 5 degres donc on ne s'imagine pas ce que ca donne bien sur) ah le bon souvenir de ces voyages avec un mal aux fesses terrible...Habituellement c'est chiant mais heureusement qu'il y a des pauses.
La, on a eu un chauffeur exceptionnel, le champion de la route, qui s'est fait arrete par les flics des la sortie de la ville, et qui, en 10h de moni-bus s'est arrete qu'une seule fois pour manger. Impossible de s'arreter pour une pause toilettes ou cigarettes. Le conducteur ne voulait pas. La blague ! Les touristes avec qui on etait, etaient tous sauf interessants et on passa le plus clair de notre temps a lire/ecouter de la musique ou essayer de dormir.
Il faisait tres froid le soir, dans les montagnes. On etait dans un chalet a plus de 2000m d'atltitude. Les prix exhorbitants. On etait tres fatigue du voyage et le lever etait prevu a 4h.
Romain, vendredi 07 novembre 2008 à 11h19 |
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Un peu de visite culturelle au programme aujourd'hui. - encore une fois, je ne peux pas upoader de photos car pas de lecteur DVD donc je le ferais asap. On part visiter les temples bouddhistes de Borobodur et hindous de Prambanan. Leve aux aurores. 15mn de retard dans le bus. Tout le monde nous attendait. On rejoint un groupe de touristes pour la matinee avec qui on partageait le transport. Arrivee a 5h30 a Borobodur. Joli temple a etages. Belle vue depuis le sommet couvert de coupoles renfermant des petits bouddhas. Chaque etage abritait des bas-reliefs bien conserves, cependant sans guide, ce devenait vite lassant. De temps en temps je me collais discretement a un groupe de touristes. Je rencontre un photographe travaillant pour l'Unesco et qui est la tous les matins pendant une semaine pour prendre des photos. Je me force a visiter tous les recoins de chaque etage mais je suis decu. Je m'attendais a trouver quelque chose de plus joli et de plus travaille mais rien de comparable a Angkor Wat. Pourtant j'en avais entendu parle de ce temple. Tout le monde disait que c'etait une visite a ne pas rater. Au final, on etait presque plus interesse par la colonie de fourmis qui s'etendait sur des dizaines et des dizaines de metres que par le temple lui-meme.
On enchaine avec Prambanan, sous une chaleur accablante, a decourager toute tentative d'interet dans la visite de ce temple. D'autant plus que la moitie etait en reconstruction. Je ne trouvais pas beaucoup de difference avec le precedent et celui-la etait encore plus ennuyeux. On perdit Monica pendant la visite. Des groupes de jeunes etudiants venaient nous aborder pour travailler leur anglais et on du repondre aux questions du professeur et laisser nos adresses (j'ai mis celle du boulot - on n'a pas envie d'en voir un debarquer a Paris un de ces 4) et nos telephones.
On retourna a Yogya vers 13h. On perdit Jeremie cette fois-ci et ce pour une bonne partie de l'apres-midi. Allant chercher ses lunettes sans nous avertir, Monica et moi fumes pris en partie par un marchand de Batik - peinture a base de cire, on peut meme les laver ! Chouette ! Au depart, je n'etais pas venu en tete d'acheter une de ces creations, surtout que pour la plupart c'etaient des representations psychedeliques de Jesus ou des effets des champignons magiques avec des femmes nues. On aurait dit ce tableau du "Pere Noel est une ordure". Mais le processus etait interessant et je me laissai seduire par une composition assez sympa en bon touriste que je suis. On en arriva au prix, bien trop eleve pour moi (50$) que je fis quand meme descendre a 25 euros. Oui je sais, c'est bizarre de passer des dollars aux euros mais le gars qui tenait la galerie tenait a ce que je lui propose un prix en euros qu'il transposa en RP et en dollars. Assez louche ! lol ! Bref, je demandais un delai de reflexion et lui promis de revenir plus tard dans l'apres-midi. C'est a ce moment-la qu'on s'apercut que Jeremie etait parti on ne sait ou. Je restai avec monica visiter la ville, mangeant plusieurs plats dans la rue, s'asseyant et discutant avec des ecolieres aux uniformes varies et comptant les fourmis dans mon assiette. On marcha dans la rue commercante : d'un cote les mall, KFC et McDonalds en tout genre, de l'autre les echoppes de batiks, d'objets souvenirs inutiles. Pas question d'acheter. Comme d'habitude, on rencontra des types cherchant a discuter. On trouva meme une pharmacie qui proposait des marques "Pucelle" et "Vaseline" comme produits de beaute, et aussi "Androgyne" avec la photo de l'ex de Brad Pitt...Jennifer (encore une !!!) Aniston - je me demandai alors s'ils avaient negocie les droits pour utiliser son image, conscience professionnelle oblige, nan je deconne j'en ai rien a foutre -bref, on recroise un indonesien qu'on avait vu 1h30 auparavant et a qui on avait demande par plaisanterie s'il avait vu notre ami Jeremie. Il etait entrain de me proposer une partie d'echecs quand il nous dit soudainement qu'il avait croise Jeremie et qu'il nous attendait a la GH. Excellent ! On prit un taxi-velo et on rentra a la GH, Jeremie etait la.
La fin d'apres-midi, on la consacra a la negociation de mon batik - mais un autre, l'exemplaire unique qui servait de demonstration du processus de fabrication - a un peu de shopping, a l'achat de billets aupres d'un tour operator pour le lendemain puis internet toujours aussi lent...
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